Conseil municipal du
25 juillet 2 008 
Photo : Mme Huguette Bello ; à sa droite, Jean-Marc Gamarus, 1e adjoint, et Lynda Hoarau, 2e adjoint ; à sa gauche, Alain Payet, Secrétaire général de la
mairie, et Jean-Claude Melin, 3e adjoint.
Quelques remarques
L’examen de l’ordre du jour commence à 16H30. Le public est toujours bien présent, l’habitude est
prise dans cette mandature ; il est toujours constitué en grande partie de militants de Mme la maire, qui ont chahuté un peu plus que d’habitude les élus de l’opposition, mais qui sont
attentifs quand l’argumentation de fond est engagé. C’est bien une assemblée politique ; rien n’est en effet plus politique que les actes de gestion de l’argent des
contribuables.
Lors de ce conseil, on a pu
constater la présence d’enfants et de jeunes dans le public ; assister au débat sur les affaires de la commune ne peut être que formateur pour les jeunes citoyens.
Un peu plus d’absents que d’habitude, sans doute les vacances y sont
pour beaucoup ; mais ils sont toujours représentés, y compris aujourd’hui Jocelyne Lauret, de l’opposition.
Tous les points de l’ordre du jour ont été votés. L’opposition s’est abstenue sur un point (voir
l’explication de vote d’Alain Bénard), du moins avant que ses élus ne quittent la salle, estimant qu’ils ne pouvaient pas s’expliquer (voir les interprétations à propos de « Il faut la
fermer », de Jocelyne Refesse, qui présentait alors la dissolution de la SEM « Dina Magabim » qui gère l’espace culturel Leconte de Lisle.
Donc, pour la première fois, les élus de l’opposition ont quitté la
salle ; les échanges sur le bilan de l’ancienne majorité dans la presse écrite et télévisée qui ont continué ces derniers jours, et particulièrement sur « l’affaire des factures
d’eau » où une procédure judiciaire a été engagée par Mme la maire, y sont certainement pour quelque chose.
Des commentaires s’imposent
1) Présentation des dossiers et jugements politiques associés : Il serait bon que la présentation d’un dossier par un élu dans son aspect technique,
quoiqu’il ne soit jamais que technique, soit séparée d’une argumentation plus politique concernant ce dossier. Cette pratique n’exonère pas le présentateur de ses propres commentaires. Il devrait
y avoir un ton pour présenter un point du débat, et un autre ton pour y apporter ses propres jugements.
2) Un
déficit d’explications, un déficit de questionnements : Le temps est un paramètre majeur à maîtriser. La gestion d’une grande commune impose une prise rapide de décisions si l’on ne veut
pas trop faire attendre la population. On sait aussi en revanche que ce qui n’est pas bien compris ne passe pas, et ne marche pas in fine, d’où l’intérêt pour les décideurs à établir un bon
équilibre entre ces deux exigences. Souvent dans des dossiers présentés, en dehors des objectifs retenus, l’aspect du poids financier engagé et l’aspect calendrier ne sont pas suffisamment
détaillés et exposés au public. Quand Alain Bénard dit que sa majorité était bien consciente du déficit qui se creusait dans la SEM culturelle et qu’il avait déjà envisagé la liquidation de cette
structure, ç’aurait été mieux d’apporter la preuve, aujourd’hui qu’il est dans l’opposition, que ce qu’il avance était connu d’un grand nombre de Saint-Paulois et pas seulement d’un petit noyau
de décideurs voire des commissions ad hoc. De même, dans bien des dossiers « techniques » présentés aujourd’hui, ce n’est que sur le cadrage politique que l’opposition a interrogé la
majorité – même si cela a son importance. Ce qui ne veut pas dire que ceux qui sont aux manettes n’ont pas pour réussir leur gestion à produire une information détaillée. Ainsi, le niveau de
responsabilité de la commune de Saint-Paul, par rapport aux autres collectivités, dans la mise en route technique d’un volet du plan d’irrigation de l’ouest, dans les cinq premières antennes du
projet – Point N°33, présenté par Jean-Marie Lasson – aurait dû être précisé. De même, les explications ont été insuffisantes en ce qui concerne la restructuration du bourg du Guillaume (N°34)
qui a pu être commencé sous le mandat de Cassam Moussa – sans compter que cette opération dans les bourgs intéresse tous les hauts de Saint-Paul, une question qui est aussi de la compétence du
TCO. Il en est de même pour la RHI de Sans-Souci, un problème plus que complexe dans ce quartier défavorisé.
Présentation des points essentiels par la député-maire
Mme Huguette Bello commence par
demander que les portables soient éteints ; visait-elle aussi les flashs des appareils de photo venant du public ? Elle avait hâte de démarrer cette séance, et sans doute voulait-elle
que les meilleures conditions soient réunies pour réussir ce conseil.
Comme d’habitude, elle a souligné les points essentiels, en mettant encore davantage
l’accent sur leur environnement politique. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir Alain Bénard dès la fin de son exposé introductif.
À propos des subventions aux associations, la députée-maire a rappelé que certaines
demandes de subvention avaient été conditionnées à la transmission de pièces qui n’avaient pas été jointes aux dossiers dès le départ (Cf. conseil du 28 juin 2 008). Elle cite la demande
d’une subvention de fonctionnement de la « Saint-Pauloise » dont le montant, selon ses propres termes, est considérable (350 000 €). « L’accord de la majorité – en raison d’un assainissement des finances et de la détermination des dirigeants de ce club à repartir sur des bases saines –
marque notre volonté de voir la Saint-Pauloise reprendre sa place dans l’élite du football » – Alain Bénard devait dire plus tard que ces sont des demandes politiques, pour signifier
sans doute que dans le contexte actuelle la majorité ne pouvait pas refuser une telle demande. Emmanuel Séraphin, à la présentation de ce point, dira que ce montant est d’autant plus élevé qu’il
s’agit d’un club de 2e division. Tout un débat !
La députée-maire parle aussi de la demande de subvention pour le festival du film de la Réunion, en précisant que les Hauts de la commune
seront, bien entendu, concernés.
Elle passe ensuite au projet de dissolution de
la SEM « Dina Magabim » qui gère l’espace culturel Leconte de Lisle, en précisant d’emblée qu’elle y voit l’échec de la majorité précédente ; que l’argent injecté (un million
d’euros) pour tenter de remettre à flot la structure « devait fondre comme neige au soleil ». Elle ajoute : « Verser les deniers
publics ne crée pas une bonne gestion » ; et, en tout cas, « les intérêts de la commune n’ont pas été préservés ». Et
d’enfoncer le clou : « La direction de la SEM préconise la dissolution ». Pour s’interroger : « Comment pouvait-on être si
imprévoyant avec l’argent du contribuable ? »
La députée-maire passe ensuite à l’outil qui viendra en remplacement de cette SEM : « Une direction culturelle qui mènera une réflexion commune, une large concertation où chacun pourra y apporter sa pierre ».
Un autre point de l’ordre du jour sur lequel la députée-maire entend donner dès le départ
son idée : La réhabilitation du site de la poudrière, un site chargé d’histoire, dans le cadre de la sauvegarde du patrimoine. « Cette action sera menée dans le cadre d’un chantier école, en collaboration avec la DRAC et l’Education nationale ». Les gens doivent se soucier de
cette histoire ; l’ancienne majorité s’est peu préoccupée de cette protection.
D’autres points ont été cités dans cette introduction au débat : les radiers
submersibles, avec leur inscription au plan 2 007-2 013 ; la réhabilitation des salles polyvalentes, qui présente deux difficultés : la vétusté (4 millions d’euros pour que
les associations puissent les utiliser dans les meilleures conditions) – et pour tenir compte des nuisances sonores, trois salles sur le territoire de la commune seront particulièrement équipées
pour en tenir compte ; le projet de résorption de l’habitat insalubre ; une DBM, pour modifier les prévisions budgétaires 2 008 : un emprunt sera
réalisé.
Le débat est lancé
- Christophe Pomez, du groupe des Verts, veut relayer les inquiétudes contre les choix du
gouvernement quant aux financements des collectivités locales. « l’augmentation sera moindre que l’inflation », dit-il. Il importe d’en informer les concitoyens et de faire un front
commun pour faire barrage à cette politique, ajoute-t-il.
- Alain Bénard, de l’opposition : « À chaque début du conseil, Mme la maire, vous faites une déclaration de politique générale et vous accumulez des choses inexactes ». Par exemple pour la SEM : cette expérience
a été menée, il fallait la tenter ; la suppression de cette structure était programmée. « La culture coûte cher ». Les élections sont
terminées. En SEM ou en régie, pour la culture il faut mettre de l’argent. « Vous êtes peut-être dans la perspective de nouvelles élections, moi
pas ! » (Fortes réactions de désapprobation dans les rangs du public). Et Alain Bénard d’enchaîner : Est venu le temps de la critique de votre action. Les cantinières sont dans
l’attente. « Vous êtes aux affaires, et vous ne pouvez pas, comme le Bon Dieu, rendre tout le monde heureux ». Pour préciser : « Personne ne représente ici le
gouvernement ». Et de se lancer dans la contre-attaque : « Où sont les horizons que vous tracez pour la culture, le RHI, La Saint-Pauloise,
etc. » Nous sommes dans l’attente de cette politique. Vous découvrez les valeurs du RHI, tant mieux ! Les élections sont finies ; je vous rappelle que je n’appartiens pas au
gouvernement.
- Naturellement, Mme Huguette
Bello ne pouvait pas ne pas réagir : vous avez appelé à voter pour ce gouvernement qui aggrave la situation des gens. « Ce n’est pas
à vous de dire quelle est la pédagogie que je dois appliquer pour le bon déroulement du conseil ». Vous avez perdu tout crédit. Saint-Paul a accumulé tous les retards. Quand on a utilisé
l’argent public de cette façon, quand on a laissé le patrimoine dans cet état, vous ne pouvez pas me demander de tout faire tout de suite. Les propositions que j’ai faites ont été retenues par la
population ; « vous, vous avez perdu toute crédibilité pour être audible » (applaudissements dans le public).
- Alain Bénard continue le débat avec la députée-maire : Quels
sont les reproches qui me sont faits, à moi et à ceux qui ont été au pouvoir pendant ces dernières années à Saint-Paul ? D’avoir contré les sirènes de l’indépendance ? D’avoir été
contre l’autonomie démocratique et populaire ? Le public réagit encore plus fortement. Eh bien, j’en ai assez de ces reproches qui reviennent tout le temps.
- La députée-maire, en réponse : « On peut faire de l’Histoire ; on peut faire aussi la critique du capitalisme. Nous nous avons été dans l’obligation de constituer une association pour
défendre le droit de vote (sans doute, Mme Huguette Bello faisait référence à l’ADNOE, Association pour le Déroulement Normal des Opérations Electorales). Après une élection à Saint-Paul, un
jeune de 17 ans a été assassiné… Ce débat-là, c’est quand vous le voulez ! (applaudissements dans les rangs du public).
- Gilbert Mardénalom, de l’opposition, sur un ton pour faire baisser la tension : je
voudrais réagir à propos des radiers submersibles. Ce dossier concerne le Conseil général, en tant que conseiller général je suis déjà intervenu, et nous sommes prêts à le faire encore avec vous
dans l’intérêt de la commune.
- La
députée-maire : Voilà une bonne intervention ! Je compte sur vous ; puis se voulant un peu ironique… pour le temps qui vous reste (allusion aux cinq conseillers généraux
de droite de la commune).
- Gilbert
Mardénalom : Dans vos services il y a des lettres qui prouvent ces interventions.
À noter que lors de la présentation du Dossier N°30, sur
ces radiers submersibles, par Jean-Marie Lasson, du groupe socialiste, ce dernier précisa qu’il
s’agissait de chemins communaux, qui ne relèvent pas de la compétence du Conseil Général, et que M. Mardénalom avait confondus avec les routes départementales. La députée-maire avait alors
approuvé : c’est un dossier communal et non départemental, comme le pensait l’opposition.
Le débat est lancé sur les RHI, dossier N°1
- Laurence Lougnon, du groupe socialiste, 6e adjoint, responsable du suivi des
opérations d’aménagement (ZAC et RHI) : « s’il y a une opération RHI, c’est qu’il y a eu un échec de la politique qui a été mise en
place ».
- Emmanuel Séraphin, du
groupe d’Huguette Bello : il vaut mieux prévenir que guérir ; c’est la première fois que M. Mardénalom intervient en tant que conseiller général.
- Alain Bénard, à propos des RHI : mettez-vous d’accord sur
cette politique. L’Histoire de Saint-Paul, « c’est aussi l’histoire de ces grandes propriétés sur lesquelles au cours du temps des gens se sont
installés sans être propriétaires de leurs parcelles ; des gens qui ont été en quelque sorte dans les griffes de ces grands propriétaires ». Quand les collectivités achètent des
terres, il n’est pas question de tout raser, de construire des immeubles avec la délinquance qui va avec – Alain Bénard voulait parler vraisemblablement d’une commune voisine. Il faut permettre à
ces gens de devenir propriétaires sur les endroits où ils habitent.
- La députée-maire : vous ne connaissez pas les chiffres. La population a tranché. Il nous faut passer aux autres
dossiers.
Dossier N°2 : subvention communale complémentaire, les pièces nécessaires ont été présentées,
il fallait qu’il y ait une lisibilité de la gestion de ces associations.
- Alain Bénard : Vous ne dites pas où vous allez en termes de politique sportive, culturelle, etc. Ces demandes (et les réponses qui y
sont apportées) faites par ces associations sont d’ordre politique.
- La députée-maire : nous allons mettre en place un office des sports et un office pour la culture. Et pour moi, dit Mme Huguette
Bello : « Engagements pris, engagements tenus ». Vous dites qu’il y a saupoudrage, c’était vous-même ; nous, nous avons repris vos
chiffres. Une politique ne se fait pas d’un coup. C’est vous-même que vous accusez.
Dossier N°3 :
Emmanuel Séraphin : La situation de « La Saint-Pauloise » était
préoccupante, avec des dettes. Il fallait bien trouver des solutions pour sortir de cette situation critique : la cessation de paiement était engagée depuis 2 006, « il fallait maîtriser les charges et rechercher des recettes ». L’intervention de la collectivité est importante pour un club de 2e division.
« La levée des réserves se fera plus tard ».
- La
députée-maire : on a beaucoup discuté de « La Saint-Pauloise » en commission.
Dossier N°4,
présenté par Danielle Custine, du groupe socialiste : il s’agit du contrat urbain
de cohésion sociale avec comme pistes prioritaires la réussite éducative, la santé, le cadre de vie, la prévention de la délinquance. Le tout porté par des associations.
Dossier N°7, présenté par Laurence Lougnon, du groupe socialiste : un mandat d’étude pour occupation sans titre de terrains (fixation des prix de vente). Les
commissions ont donné un avis favorable.
Alain
Bénard : nous nous abstiendrons sur ce point. Explications de vote : ces terrains sont situés sur des grandes propriétés ; « les gens qui y habitent ont toujours vécu là, on ne leur demandait pas de payer ». Sur Villèle, par exemple, la rétrocession s’est faite à titre gracieux,
ils n’ont payé que l’acte notarié. Les grands propriétaires n’auraient pas accepté de les voir « monter » comme cela sur leurs propriétés, « c’était en termes d’arrangement, de compensation, sans doute parce qu’il y avait non-respect du contrat des travailleurs engagés, et il n’y avait rien
d’écrit ». Et plus de 100 ans après on vient leur demander de payer. Il est difficile aujourd’hui d’entrer dans une logique de prix. Il faut mener une réflexion
complémentaire.
La députée-maire : c’est
un problème global où l’Histoire entre en ligne de compte, comme vous l’avez dit. Je ne veux pas polémiquer ; à Saint-Paul, il y a eu des choses qui ont été faites. Mais la commune aurait pu
acheter des terrains. « C’est un dossier extrêmement délicat où il faut faire avec notre Histoire. Je
prends acte de votre abstention ».
Dossier N°8, présenté
par Laurence Lougnon, du groupe socialiste : Les services de la mairie ont lancé un Schéma directeur des eaux pluviales. Cette question est
éligible au programme européen 2 007-2 013 (fonds du FEDER). Les commissions ont donné un avis favorable.
Dossier N°13 : Liquidation de la SEM « Dina Magabim » qui gère l’espace culturel Leconte de Lisle, dossier présenté par Jocelyne Refesse : La déléguée à la culture parle des orientations en la matière de la
nouvelle municipalité, un travail portant sur l’ensemble de la vie culturelle. Pour répondre tout de suite à Alain Bénard qui ne voyait pas vers quel horizon la nouvelle équipe entendait mener la
commune : Tout vient à point à qui sait attendre. Depuis sa création en février 2 005, « les difficultés financières se sont creusées au
fil des ans pour atteindre un déficit cumulé de 653 000 € ». La direction de cette SEM reconnaît que l’action culturelle sera déficitaire ; cette structure ne retrouvera ni à
court terme, ni à moyen terme, ni à long terme un équilibre. Et son action ne visait qu’une élite, vu les prix de la billetterie. Et ce n’est pas l’injection d’une forte somme qui a modifié la
situation : un million d’euros pour du vent ! C’est donc à terme que nous allons enterrer le cadavre de la SEM et reprendre la gestion de cet espace culturel. Donc « une mise en liquidation et la nomination d’un liquidateur ».
- Alain Bénard : On est toujours sur le même mode ; cette nouvelle municipalité
cherche à cacher ses insuffisances dans les analyses. « Les mêmes opérations dans une structure de régie auraient coûté le même prix ». S’il
y a un problème sur les comptes, il faut porter plainte ; autrement, arrêtez les suspicions ! Nous-mêmes, nous avions déjà pensé à des solutions, régie ou autre structure ; de
toute façon la dissolution était prévue.
- Jocelyne
Refesse : Les comptes ont été donnés. Le temps n’est plus à discuter, il faut la fermer !
- Alain Bénard : Dans ce cas, nous la fermons ! Alain Bénard se lève ainsi que les
autres conseillers de l’opposition. Pour eux, « il faut la fermer » ne pouvait s’interpréter que d’une seule façon : l’opposition n’a plus
à prendre la parole.
Suite à divers échanges dans la salle, La députée-maire intervient : Je possède
les droits de la police dans cette assemblée.
Et
les élus de l’opposition quittent la salle, malgré les explications de Jocelyne
Refesse : « il faut la fermer », pour moi, c’était fermer la SEM ! C’est tout ce que j’ai voulu
dire.
- Christophe Pomez, des Verts : Le
diagnostic sur la culture passe par la gestion et des partenariats. Et pour ce qui est de l’ancienne majorité, c’est l’échec financier ; c’est aussi l’échec démocratique. Taux de remplissage
insuffisant ; tarifs élevés ; 40 dates seulement par an. L’avenir est dans un espace culturel ambitieux, tourné vers le spectacle vivant, avec de nombreux spectacles
artistiques.
- La députée-maire :
revenant sur le départ des élus de l’opposition : J’ai la police de la salle : chacun est à égalité ; chacun son tour pour prendre la parole. « Je regrette que l’opposition soit partie, mais cela les arrange ».
Les autres dossiers à l’ordre du jour ont été adoptés sans discussion. On peut citer, entre autres,
celui de la réhabilitation du site de la poudrière, présenté par Laurence Lougnon, un
témoin de la défense maritime de la Réunion d’où son intérêt historique, dit l’élue socialiste. Christophe Pomez, des Verts, explique le côté durable
de ce projet : un volet économique (chantier école) et un aspect démocratique, par le partenariat avec les associations de la Grande-Fontaine ; et des résidences d’artistes, de façon à
faire de Saint-Paul une ville vivante.
Un point d’information sur deux sujets
importants
- Le pôle sanitaire ouest : « Il faut remettre sur les rails le pôle sanitaire
ouest », dit la députée-maire. L’Administration assure qu’elle va maintenant suivre le dossier. L’Est a déjà le sien et il est nécessaire que notre région se dote d’un équipement
performant. Il y va de l’intérêt des malades. Les conditions d’organisation actuelles ne sont pas bonnes. « La santé est le vœu le mieux partagé par chacun d’entre
nous ». Nous allons suivre vraiment ce dossier.
- La fermeture de la route Digue, du 1e au 8 août, en raison des
travaux sur la « quatre voies » : Saint-Paul Ville sera empêtrée dans les embouteillages. « On a laissé mettre des infrastructures à la périphérie des
villes ». Nous avons demandé à la DDE, qui a pris les devants, et à la Région d’essayer de faire quelque chose. « C’est le résultat d’un manque de vision stratégique
pour Saint-Paul ». Un service de bus et des parkings sont prévus, les médias feront passer l’information.