Conseil municipal du 28 juin 08
Photo : Christophe Pomez, des Verts, tout sourire au centre. À sa gauche, Wilfried Lapierre, du groupe socialiste.
Quelques remarques générales
Les chaises
réservées au public sont toutes occupées, bien que la séance se déroule un samedi à 9H ; pour l’essentiel, ce sont des militants du groupe d’Huguette Bello. Les autres citoyens qui ont fait
l’effort de se déplacer et qui ne veulent pas se compter dans ce camp arrivent en retard et se placent à la porte de la salle du conseil. Même si un rapport arithmétique n’est pas à prendre en
considération ici, on y retrouve toujours deux camps : les partisans d’Huguette Bello et des autres composantes de la majorité municipale, et les autres.
Le public est resté attentif au débat, applaudissant
les attaques des élus de la majorité et protestant devant certains arguments de l’opposition. Ainsi lorsque Alain Bénard défend la gestion d’hier, en essayant de trouver quelques contradictions
dans celle d’aujourd’hui, ou tente de se démarquer de la politique gouvernementale, il est un peu chahuté. Ou encore lorsque Cyrille Melchior cherche à retourner l’argument de manque de prévision
aux décideurs de la Région à propos du dérapage du budget de la route des Tamarins, divers mouvements de mécontentement traversent les rangs du public.
Très peu d’absents. Personne n’a brandi de procuration pour Jocelyne Lauret, qui n’a toujours pas refait surface à la mairie dans l’opposition ; Gilbert
Mardénalom et Cyrille Melchior étaient cette fois-ci présents auprès d’Alain Bénard, sans doute pour donner une image d’unité de la droite après le forcing du conseiller général du 2e
canton pour se présenter comme le leader de l’opposition à Saint-Paul (à la Réunion ?). Rico Floriant est toujours absent.
Tous les points
de l’ordre du jour ont été votés à l’unanimité – il est vrai que les élus de l’opposition se sont retirés à la fin du débat sur le compte administratif 2 007 – Alain Bénard, dès le début
de la séance, s’en est expliqué à la députée-maire : ils tiennent à assister à l’inhumation d’Alfred Payet au cimetière de Saint-Paul.
La députée-maire Huguette Bello a salué la mémoire d’Alfred Payet, secrétaire général de la
mairie de Saint-Paul de 1 979 à 1 987. Un parcours exemplaire, a-t-elle dit ; un parcours riche, au service de la ville de Saint-Paul de 1 942 à 1 987. Elle a rappelé
aussi qu’Alfred Payet fut le président fondateur de la mutuelle des collectivités.
La présentation des points essentiels par la députée-maire
Comme à son habitude, Mme
Huguette Bello a apporté un éclairage sur le contenu de ce conseil, avant son examen point par point, à la satisfaction du public, en recadrant le sens politique dans lequel baignent ces
différents points. Elle entendait dès le départ profiter des fenêtres qu’offrait la discussion de certains points pour répondre aux critiques de sa gestion que l’opposition avait faites dans la
presse les jours précédents. Une autre posture eût été étonnante.
Le compte administratif : C’est le résultat de la gestion précédente. Il donne une image de la situation financière laissée à la nouvelle majorité, qui
sera encore mieux cernée avec l’audit commandé. L’appréciation de la députée-maire est nette et claire : « Une situation difficile ; une épargne nette négative ; pour elle, sous le mandat d’Alain Bénard « la commune a dépensé sans
compter ». Et de poursuivre : « L’imprévoyance quant à une multitude d’embauches ;
une véritable fuite en avant ; aucun programme d’intégration pour les personnels précaires ». Et de faire remarquer : « l’opposition est mal placée pour dire
qu’aujourd’hui rien n’est fait dans ce sens ». Pour enfoncer le clou : « Comment l’opposition
peut-elle exiger à cor et à cri ce qu’elle n’a pas fait quand elle était au pouvoir ? ».
La demande de subventions des associations : La seule nouveauté dans la présentation de la gestion de ce secteur
a été une réponse de la députée-maire concernant des associations qui n’ont pas remis toutes les pièces exigées pour obtenir une subvention. Sans que Mme Huguette Bello fasse référence à un
article de presse qui mettait en avant que le Club de football de la Saint-Pauloise n’apparaissait pas dans la liste des associations retenues pour la délibération du conseil, et sans qu’elle
informe l’opinion de la nature des pièces non transmises. L’instruction de ces dossiers se fera une fois qu’ils seront complets : le ton utilisé par la députée-maire laisse entrevoir que ce
n’est qu’une question purement administrative et que tout devrait rentrer dans l’ordre au plus vite. Nous en sommes, a déclaré une élue de la majorité qui présentait ce point au cours de la
séance, à 1 437 000 € alors que la dotation globale est de 3 240 000 €.
Mais on en est resté loin de ce que Raymond Françoise (délégation : Education et affaires scolaires) déclarait à un précédent
conseil : « Les relations entre les associations et la municipalité doivent être traitées en termes de
projets clairement présentés, de bilans-évaluations, de suivis en général et de calendrier ». Et pas encore à la mise en place d’un véritable protocole de l’aide aux associations.
Aujourd’hui, il a manqué, selon l’expression utilisée par Emmanuel Séraphin, l’adjoint aux finances de la commune, à propos des investissements de l’équipe précédente, un cadrage politique, dans
lequel rentrent le sport et la culture. La présentation de la SEM qui s’occupe de l’espace Leconte de Lisle aurait été bienvenue même si son assemblée générale est prévue pour bientôt. Il en est
de même pour la SEM balnéaire.
Syndicat mixte, il est vrai, mais la collectivité publique doit donner une impulsion primordiale, et
les bilans-évaluations des activités doivent être portés à la connaissance de la population. Sans compter les perspectives arrêtées.
Mme Huguette Bello a parlé d’un office municipal des sports – une ville de plus de 100 000 habitants doit se doter d’un tel outil, sans
doute pense-t-elle y faire entrer la culture. L’attente des Saint-Paulois dans ce domaine est forte, a-t-elle déclaré ; n’hésitant pas à fustiger l’ancienne majorité dans ce
domaine : « Une somme de 50 000 € accordée jusqu’ici à la culture, pour une commune comme
Saint-Paul, c’est indigne ! », devait-elle affirmer.
Diverses actions de proximité ont été ensuite présentées comme la construction d’un complexe de moringue à Villèle, « à côté d’un haut lieu de mémoire de
notre histoire, symbole du passage des anciens à nos jours », a dit Mme Huguette Bello, la construction de logements (ZAC-RHI de Bois-Rouge) ; la rénovation des églises – « nous
souhaitons faire aujourd’hui ce que l’équipe d’hier n’a pas fait » – sans oublier la sécurisation des lieux de culte.
Une règle d’usage dans notre enceinte : Sans doute la députée-maire ne voulait pas rater l’occasion, une fois de
plus, de réagir aux communications faites par Alain Bénard qui dans les médias justifiait la création « Des Nouvelles de Saint-Paul », pour présenter les analyses de l’opposition, car,
selon lui, il est difficile de s’exprimer en séance sous la pression du public.
Quelle est cette règle ? Pour Mme Huguette Bello, « la parole est libre ici, et je la donne à qui veut s’exprimer ; il peut présenter ses arguments. Je me dois
d’assurer à tous ces droits élémentaires ».
Il serait bon que le conseil municipal se dote d’un règlement intérieur pour bien cadrer les droits
et devoirs des uns et des autres, pour une meilleure efficacité du travail des élus, dans le respect du pluralisme démocratique, bien entendu. Tout le monde, y compris les citoyens qui se
déplacent pour suivre les travaux du conseil, y gagnera.
Les points de l’ordre du jour, qui ont fait débat
Le compte administratif, présenté par Emmanuel Séraphin, l’adjoint aux finances : Augmentation des dépenses de fonctionnement et baisse des investissements. Les charges des
personnels atteignent près de 65 % des dépenses de fonctionnement. Ce qui limite la marge de manœuvre de la commune. « Les investissements réalisés n’ont pas de cohérence, parce que sans cadrage politique. Ce sont plus des interventions au fil de l’eau ». Et de
plus, poursuit Emmanuel Séraphin, « c’est un déséquilibre qui
persiste dans les comptes depuis des années, avec des emprunts pour couvrir la dette au fur et à mesure ». Cette situation périlleuse ne peut plus durer, affirme l’adjoint aux
finances.
Christophe Pomez, des Verts intervient pour une explication de vote de son groupe. Il commence son intervention par une attaque en règle
contre l’opposition : « La politique de friction est à la mode », dit-il, en faisant
référence au journal de l’opposition « Les Nouvelles de Saint-Paul », en version papier, et au site Internet correspondant « www.lesnouvelles.re », et en citant même Charles Péguy : « La calomnie en politique est moins gênant que la
vérité ».
On aurait aimé qu’il commente un peu plus largement cette citation. Revenant au compte
administratif : « L’ancienne majorité doit assumer une situation budgétaire insuffisante » ; « l’analyse des comptes montre « une incapacité à fédérer des partenaires aux projets de la ville ». Et de parler dans la foulée, des oubliés de la
politique communale d’hier, du zéro euro pour les crèches, les logements, la lutte contre la pollution. Sans compter, dit-il encore un budget culturel qui fait 1,27 % des dépenses de
fonctionnement. Donc on n’a pas fini de prendre la claque d’une politique antisociale, avec une gestion non maîtrisée, éloignée d’une vraie justice sociale – une façon pour l’intervenant de
retourner à l’opposition l’appréciation qu’elle portait dans son journal sur la politique menée par la députée-maire. Face à « cette fuite en avant dans cette gestion des emplois communaux, et à l’arbitraire », il faut mettre en avant la compétence, l’égalité des chances
et la transparence ».
Voilà pour les principes. Mais il aurait été intéressant de voir cet élu développer cette nouvelle
politique sous-tendue par ces principes.
Une question doit être posée : Et si ce discours
s’adressait aussi à la députée-maire ?
Alain Bénard : « On est ici dans
des figures imposées », dit l’ex-maire de la commune, pour expliquer qu’il est tout à fait normal que la nouvelle majorité s’applique à critiquer les positions de ceux qui ont été
auparavant au pouvoir. « Je n’entre pas dans des querelles de chiffres, je préfère revenir aux intentions
dans les budgets », dit Alain Bénard. Oui, poursuit-il, « il fallait soulager les difficultés
des gens face à un chômage important, et, aujourd’hui, on ne peut pas mettre des gens dans la rue alors que des promesses d’intégration leur ont été faites ». Mais j’ai comme
l’impression d’être dans un monde à l’envers : « À faire plaisir aux ratios et à coller à une politique
purement financière, voilà une politique de gauche qui raisonne de manière ultra-libérale ». La commune de Saint-Paul n’a jamais été mise à l’index par la Cour des Comptes, ni
placée sous tutelle. Aucun dossier n’a été transmis au parquet. Il y a des projets qui existent et qui doivent être réalisés quelles que soient les majorités.
Jean-Marc Gamarus,
1e adjoint : face à la sortie d’Alain Bénard, notre devoir est d’intervenir. « L’ancien
maire refuse d’assumer la débâcle dans la gestion de l’emploi précaire ; il essaie de faire diversion ». Il faut que l’on s’écarte des mots et que l’on aille au fond des
choses. Je remercie Christophe qui est parti au cœur du problème. Il y a les réalités : les Saint-Paulois viennent nous voir pour des emplois, des contrats et des logements. « Il y a plus de 7 000 demandes de contrats. Est-ce qu’il faut subir la situation sans apporter une réponse,
même ponctuelle ? » Nous avons choisi d’agir. Mme Bello a dit qu’il n’y aura pas de licenciements. Quand un contrat arrive à son terme et qu’il n’est pas renouvelé, c’est un
peu juste de parler de licenciement car la demande est forte. Mais nous apportons des solutions aux situations difficiles, sans compter qu’il y a des jeunes diplômés qui nous demandent un
contrat. « Faire tourner la solidarité : en fin de contrat, les trois quarts des concernés auront des
Assedic, d’autant que ceux qui ne seront pas renouvelés quand ils n’auront plus droit à l’Assedic, on va essayer de les remettre dans des contrats. C’est ça notre
solidarité ».
Mme Huguette Bello : la dotation en contrats aidés a été divisé par 3 par votre gouvernement, dit-elle en s’adressant aux élus de
l’opposition.
Rahiba Dubois, des Verts : « Nous sommes pour
pérenniser les emplois et non lutter pour une autre précarité » – une déclaration courte de l’élue du Groupe des Verts, qui a été applaudie mais qui méritait des éclaircissements,
étant donné qu’elle est quelque peu en contradiction avec la ligne présentée par le 1e adjoint.
Emmanuel Séraphin, du groupe d’Huguette Bello,
s’adressant à Alain Bénard : vous avez parlé d’intention, vous n’êtes resté qu’à ce stade, nous nous passerons au stade de l’action, de la réalisation. Mais vous avez plombé les comptes. La
Chambre régionale de Comptes a pointé notamment les budgets votés (n+1) sans tenir compte de l’ensemble des réalisations qui sont sans cohérence.
Josselyn Flahaut, du groupe
d’Huguette Bello, rappelle que « l’emploi est de la compétence de l’État, ce qui ne veut pas dire,
dit-il, que la commune doit s’en désintéresser ». Il souligne aussi que dans le journal de l’opposition il n’y a pas une ligne pour signaler l’insuffisance de l’action du
gouvernement dans ce domaine.
Pierre Thiébaut, du groupe d’Huguette Bello, souligne lui aussi la responsabilité de l’État dans le domaine de l’emploi ; et de
rappeler qu’en réponse à une question de la députée-maire, Yves Jégo a déclaré qu’à la Réunion il y a de l’emploi, le ministre se basant sur les 3 500 emplois disponibles, alors que cela
concerne bien peu de Saint-Paulois. Cette politique de non-prise en compte de la situation de l’emploi dans l’île a été suivie par de nombreux gouvernements, et l’on ne trouve pas de déclaration
de l’opposition à propos de ce constat.
Alain Bénard se lance dans un plaidoyer pro domo : il y a une forme d’inégalité dans le temps de parole entre la majorité et
l’opposition (rires dans la salle). « Je n’ai jamais défendu que Saint-Paul ; je ne suis pas de l’UMP.
Un maire ne doit pas être lié aux politiciens qui gouvernent, à aucune fraction, à aucune coterie sinon il ne peut pas défendre sa population. Je ne suis pas lié à un soutien à la politique
gouvernementale ».
Jean-Marie Lasson, du groupe socialiste : Alain Bénard peut-il nous dire s’il critique la politique antisociale du gouvernement ?
Saint-Paul et la Réunion subissent cette politique. À quels moments « ses » conseillers généraux ont-ils critiqué le pouvoir actuel ?
Alain Bénard : je
ne suis pas aux ordres de personne, ni de comités centraux ou autres.
Jean-Marie Lasson : Est-ce que vous pensez que cette politique gouvernementale est
bonne ?
Alain Bénard : Nous ne pouvons compter que sur nos propres forces ; nous avons des responsabilités réunionnaises. Quand vous
balayez l’Ecopolis de Cambaie, vous faites une erreur. « Je fais des critiques contre ce gouvernement, mais
nous devons assumer nos responsabilités ».
La députée-maire : 9 % de logements sociaux ; la caserne des pompiers à
construire ; et vous vous vantez d’avoir 5 conseillers généraux, mais qu’est-ce qu’ils ont fait ? Toute la commune de Saint-Paul doit être concernée par l’écologie, dit-elle, pour
répondre à Alain Bénard à propos d’Ecopolis.
Emmanuel Séraphin : Certains ont la mémoire courte : Nicolas Sarkozy a été accueilli à Saint-Paul en grande
pompe.
Cyrille Melchior, conseiller général du 2e canton de Saint-Paul, du groupe de l’opposition : La majorité est dans son droit
de critique. Mais les chiffres sont têtus : on a fait 2 007, et il y a un excédent budgétaire. Tous les comptes donnent un excédent de plus de 26 000 000 €. « Le rôle de la commune est dans un soutien à l’emploi ; le tissu économique est tellement fragile que la commune doit
prendre sa part pour aider les familles en difficulté. Et ce soutien fragilise le budget ». « Sortir ces gens des difficultés, c’est notre politique. Quelqu’un a parlé de pérennisation des emplois (Rahiba Dubois des Verts, voir plus haut),
et bien, faites-la ! on verra bien ! ». De plus, sur le plan communal, nous sommes
victimes du système mondial. « C’est pour tout cela que nous ne prendrons pas part au vote du compte
administratif ».
Il a manqué des éclaircissements de Cyrille Melchior quand aux raisons de cette non-participation au
vote sur le compte administratif, qui est le résultat de la gestion de la droite comme l’a rappelé dans son introduction la députée-maire. Ce qui lui a valu une réplique d’Emmanuel Séraphin : aujourd’hui les comptes de la Cirest (sans doute pour faire allusion à l’information parue dans la presse selon laquelle le
conseiller de Saint-Paul effectuait aussi des prestations à la Cirest) sont aussi déficitaires ; et à Saint-Paul, vous ne voulez pas voter ce que vous avez réalisé ! Vous n’assumez pas ce que vous avez fait (applaudissements dans le public) !
Mme Huguette Bello : je note que pendant la période de la campagne il y a eu pour 11 000 € de téléphone, dit-elle en direction de
l’élu de l’opposition.
Josselyn Flahaut : La mondialisation n’est pas le fait de la gauche ; c’est la droite et les capitalistes qui en sont
responsables. Ce sont justement ces méfaits qui sont la cause du dépassement budgétaire sur la route des Tamarins ; il faut les dénoncer dans « Les Nouvelles de
Saint-Paul ».
L’opposition quitte alors la salle, à un moment où le débat sur les responsabilités dans la lutte
contre le chômage est bien lancé – mais Alain Bénard et ses amis avaient prévenu le conseil : ils se doivent d’être présents à l’inhumation d’Alfred Payet.
David Aipar, de l’opposition, est resté à la table du conseil ; il précisa à Mme Huguette Bello que comme il n’est pas partie prenante de la gestion passée (il a
rallié la liste d’Alain Bénard au 2e tour), sa position sera la non-participation au vote sur le compte administratif.
Problèmes causés par la réorganisation du temps de travail : exposé de Raymond Françoise, responsable des écoles : Dans le cadre de la réorganisation
du temps de travail (décret du 15 mars 08) des classes maternelles et élémentaires (24H + 2H d’aide), à la suite de la suppression des classes le samedi, nous avons rencontré les enseignants des
deux circonscriptions de Saint-Paul. La forme retenue : les cours de 8H à 16H, et une pause entre 11H30 et 13H30. « Un système qui va pénaliser les élèves en difficulté ». D’où une nouvelle organisation pour les transports scolaires ; il est vrai que
c’est le TCO qui en a la compétence, mais la commune est touchée par cette nouvelle organisation, pour le soutien aux élèves et ses conséquences sur le budget de la commune. « Les éminents représentants de l’opposition ne manqueront pas de publier dans leur « feuille de chou » des
solutions pour gérer cette situation ». Mme Huguette Bello : « Si cela pouvait apporter un
plus, on applaudirait. Ce qui est fondamental, c’est l’enfant, qui n’est pas respecté ». « Le gouvernement fait des réformes dans la
précipitation et sans concertation, pour faire plaisir aux Bobos parisiens qui ne pensent qu’à leur week-end ».
Il est à craindre que les partisans d’un rythme scolaire
étalé sur toute la semaine, une condition pour que le soutien ne soit pas vécu comme une punition et ne marginalise pas encore plus les élèves en difficulté, ne soient pas majoritaires dans le
pays. En France hexagonale comme à la Réunion. D’où un travail d’explication approfondi et continu à entreprendre pour défendre l’avenir des enfants, de tous les enfants.