Cap La Houssaye : priorité à la sécurité
Photo: Le Cap La Houssaye, à Saint-Paul.
Mme Huguette Bello en visite sur le futur site d’accueil des pompiers de
Saint-Paul, à Savanna, montrant son incompréhension devant le manque de décisions concernant les équipements indispensables que n’ont toujours pas ceux qui sont sur le front des incendies et des
accidents en général, s’est exclamée devant les caméras de la télévision : « Qui peut me donner le prix d’une vie humaine ? » Rien
n’est plus normal que de voir un maire monter au créneau pour prioriser la sécurité sur sa commune, d’autant que par ses pouvoirs propres c’est sa responsabilité qui est en
jeu.
Il est un site à Saint-Paul qui continue de poser un problème de sécurité pour des usagers de la
route, c’est le Cap La Houssaye. Et ce malgré la pose de filets de protection depuis 2 001, une opération qui n’a pas été menée complètement. D’autant que deux fois par jour, matin et soir,
une longue file de voitures longent lentement cette falaise, mettant ainsi les passagers de ces véhicules à la merci des galets qui s’y détachent
régulièrement.
Il y a des arguments utilisés par ceux qui se contentent du niveau actuel de protection qu’il faut
balayer, d’autant qu’un petit éboulis a failli encore tuer tout dernièrement.
- On ne peut
pas grand-chose compte tenu de la nature du terrain, de l’érosion par la pluie et le vent et de la dilation des roches sous l’effet des variations de température. Mais on peut facilement rehausser le niveau de protection. Ce n’est pas rien
quand des vies sont en jeu !
- On fait des purges pour éviter les gros éboulements, on place des
capteurs dans les failles pour repérer les mouvements internes à la falaise, et l’on effectue des patrouilles toutes les quatre heures. Tout cela dans le cadre des moyens qui sont accordés pour
la sécurité du site. Mais, entre autres, même si on ne peut pas aller à 100 % de sécurité, en couvrant complètement la falaise de filets, on réduirait la
dangerosité des éboulis.
- Cela ira mieux, dit-on encore, après l’ouverture de la route des
Tamarins, un itinéraire protégé, ce qui fait que les usagers auront le choix. Mais à aller jusqu’au bout de cette
logique, pourquoi ne pas demander la fermeture de cette route ? Qui prendrait une telle responsabilité ?
- Il est difficile de fermer cette route pour entreprendre des travaux pour une sécurisation plus grande, la déviation par
Plateau-Caillou est une véritable galère et elle pénalise le monde économique. Mais peut-on laisser les usagers
continuer à affronter le danger pour une question de rentabilité financière immédiate ? Et on peut très bien pendant les travaux organiser des convois de camions pour les livraisons
importantes.
En conséquence : Que la députée-maire
de Saint-Paul, puisque son prédécesseur à la tête de la commune n’a pas fait bouger les choses, prenne tous les contacts nécessaires (État et Région) pour trouver les financements et faire commencer au plus vite les travaux sur ce site, il y va de la sécurité des automobilistes qui empruntent cette route et
de l’intérêt de toute cette zone du littoral.